Visite du projet-pilote d’Otway de CO2CRC en Australie

En août 2009, Michel Malo a visité le premier projet-pilote australien (appelé le projet d’Otway) de l’organisation de recherche australienne CO2CRC, situé à 250 km de Melbourne. Ce projet de recherche scientifique se focalise, en particulier, sur les processus de séquestration du CO2 ainsi que sur les techniques de surveillance géochimiques et géophysiques de la séquestration du CO2.

Les installations du projet-pilote se situent au-dessus d’un ancien réservoir de gaz épuisé dans lequel le CO2 est injecté à l’état supercritique à plus de 2000 m de profondeur.

Il est également envisagé de réaliser prochainement des injections de CO2 dans une formation saline à une profondeur de 1500 m. Pour ce faire, en février 2010, un nouveau puits d’injection a été réalisé. Ces nouvelles injections permettront d’évaluer les mécanismes et les capacités de séquestration du CO2 dans les formations salines.

Le projet est coordonné par CO2CRC, l’organisation de recherche collaborative australienne sur le CSC. Dans le cadre d’un partenariat, plusieurs institutions de recherche, plusieurs universités ainsi que plusieurs industries d’Australie et de Nouvelle-Zélande prennent part au projet. De plus, plusieurs autres pays, dont les États-Unis et le Canada, font également partie du projet.

Le projet est financé à hauteur de 40 millions de dollars australiens (environ 37 millions de dollars canadiens), par plusieurs entités dont les membres du CO2CRC, le gouvernement fédéral australien, le gouvernement de l’État de Victoria où se situe le projet ainsi que le ministère de l’énergie américain.

Le projet a débuté en 2005. L’injection du CO2 a commencé en 2008. En septembre 2010, plus de 65000 tonnes de gaz riche en CO2 ont été injectées dans l’ancien réservoir de gaz. Des injections ultérieures sont planifiées dans le cadre de projets de recherche en cours.

Le gaz, un mélange de CO2 (80%) et de méthane (20%) produit depuis un réservoir naturel de CO2, est transporté jusqu’au site d’injection par un pipeline de 2 km.

Le site est constitué, en majorité, par un système de conditionnement du CO2, un compresseur de CO2 pour mettre ce gaz à l’état supercritique, des équipements de surveillance des paramètres d’injection du CO2, deux puits (un puits d’injection et un puits de surveillance) et par un système de surveillance géochimique et géophysique.

Il y a également un centre contrôle dans lequel, en permanence, une personne supervise l’injection du CO2 (les paramètres du gaz sont affichés en temps réels sur des écrans), surveille et entretient le site. De plus, le centre comporte une petite salle de conférence permettant d’accueillir les groupes désirant visiter le site.

Les photos ci-dessous permettent de visualiser les installations et le peu d’espace occupé par un tel projet-pilote de recherche sur la séquestration géologique du CO2.

Pour plus d’informations sur ce projet, veuillez visiter le site internet qui lui est dédié.