Visite du pilote du projet de recherche européen CO2SINK situé à Ketzin

En avril 2010, Michel Malo, Bernard Giroux et Maxime Claprood ont visité le pilote du projet de recherche européen CO2SINK situé à Ketzin (à 70 km de Berlin, en Allemagne). Ce projet de recherche scientifique se focalise sur l’observation et l’analyse des effets de l’injection de CO2 dans un réservoir, notamment la stabilité et l’intégrité de ce dernier. Pour ce faire, une surveillance accrue du site a été mise en place.

Les installations du projet se situent au-dessus d’un ancien réservoir qui fut utilisé pour le stockage de gaz naturel. Toutefois, le CO2 est injecté dans un autre réservoir (un aquifère salin), plus profond que le premier.

Le projet est coordonné par GFZ, le centre de recherche allemand pour les géosciences. Dans le cadre d’un consortium, plusieurs institutions de recherche, plusieurs universités ainsi que plusieurs industries de différents pays prennent part au projet. De plus, l’AIE fait également partie du projet.

Le projet est financé par la Commission européenne, le ministère fédéral allemand de l’économie et de la technologie, le ministère fédéral allemand de l’éducation et de la recherche ainsi que par plusieurs industries.

Le projet a débuté en avril 2004. L’injection du CO2 a commencé en juin 2008. Début juillet 2010, près de 37 000 tonnes de CO2 ont été injectées dans l’aquifère salin. L’objectif est d’injecter au maximum 60 000 tonnes de CO2.

Au vu de la faible quantité de CO2 injecté, le CO2 est transporté jusqu’au site d’injection par camion où il est conservé dans des réservoirs extérieurs (sorte de réservoirs tampons) avant d’être injecté dans le réservoir géologique pour y être séquestré.

Le site est constitué par les deux réservoirs extérieurs de CO2 précités, un système de conditionnement du CO2, des équipements de surveillance des paramètres d’injection du CO2, 3 puits (un puits d’injection et 2 puits de surveillance) et par un système de surveillance sismique.

Il y a également un centre contrôle dans lequel, en permanence, une personne supervise l’injection du CO2 (les paramètres du gaz sont affichés en temps réels sur des écrans), surveille et entretient le site. De plus, le centre comporte une petite salle de conférence permettant d’accueillir les groupes désirant visiter le site.

Les photos ci-dessous permettent de visualiser les installations et le peu d’espace occupé par un tel projet-pilote de recherche sur la séquestration géologique du CO2.

*Dr Stefan Lüth est géophysicien chez GFZ.