La géothermie : pourquoi ?

Les ressources géothermiques profondes constituent une énergie renouvelable qui n’émet pas de gaz à effet de serre (GES). Dès lors, l’exploitation de ces ressources permet de chauffer des bâtiments et de produire de l’électricité sans alourdir le bilan climatique. Cette filière énergétique prometteuse permettrait au Québec de se rapprocher de ses objectifs de réduction de GES, soit 20% sous le niveau de 1990 d’ici 2020 (MDDEP, 2012). Par exemple, 10,8% des émissions québécoises de GES sont dues à l’utilisation de fournaises au mazout et au gaz naturel pour le chauffage des bâtiments. Ces émissions pourraient être considérablement réduites en substituant l’énergie géothermique aux combustibles fossiles.

Bilan des émissions de GES au Québec en 2010

Bilan des émissions de GES au Québec en 2010.
(Source : MDDEFP, 2013)

Le secteur des transports représente 42,5% des émissions de GES de la province. Dans le but de diminuer la part de ce secteur dans le bilan provincial, le Gouvernement du Québec souhaite électrifier les moyens de transports (Gouvernement du Québec, 2013). Les surplus actuels d’Hydro-Québec (Lanoue et Mousseau, 2014) seront à long terme insuffisants pour répondre à la demande énergétique liée aux déplacements qui est actuellement 4,4 fois plus importante que les surplus d’électricité.

Échéancier du développement

Il faut, dès maintenant, travailler à développer d’autres modes de production d’électricité, comme la géothermie profonde, puisque le développement d’une industrie énergétique alternative nécessite plusieurs décennies. À titre d’exemple, le Québec a mis environ 40 ans pour développer le secteur éolien.